En marge d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’artisanat et de la tenue des
assises nationales, le Ministre de la PME
et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, a reconnu que beaucoup de PME devront bientôt mettre la clé sous le paillasson. Ainsi, le Ministre pointe du doigt les lourdeurs administratives dans l’application des nouvelles dispositions de la LFC 2009, notamment les entraves dans l’approvisionnement en matières premières.
Il poursuit qu’un nombre important de chefs d’entreprises ont adressé, ces derniers jours, une série de correspondances au premier responsable du secteur, annonçant la fermeture de leurs entreprises.
Tout en se disant conscient des difficultés de ces entreprises, Le Ministre de la PME et de l’Artisanat n’envisage pas de solution dans l’immédiat, sinon, souligne-t-il, d’«attendre que le gouvernement se penche sur le dossier afin de trouver des solutions provisoires».
Voilà un bien étrange mot employé par le premier responsable du secteur P.R.O.V.I.S.O.I.R.E après le relogement provisoire des sinistrés du séisme de 2003 qui, rappelons-le dure encore, c’est au tour des PME qui subissent les soubresauts et autres sautes d’humeurs de nos dirigeants. Responsables pour qui le mot "rétroactivité" ne veut plus dire grand chose à tel point que toute la classe dirigeante décide d’agir seule et … d’aviser ensuite.
Aucun vœu de concertation ne semble avoir animé nos dirigeants, la loi de finance 2009 a été élaborée et approuvée sans que les principaux acteurs en soient tenu s avisés, (concertés est un mot qui fait partie de l’utopie).
Même si tout le monde sait que 95% de ces « P.M.E » (si on peut les appeler comme cela) sont constituées de sociétés d’importation, la loi elle, touche même les vraies PME, celles créatrices de richesse et surtout d’emploi. On parle de dommages collatéraux même quand ce n’est pas la guerre.
Quelles solutions provisoires pourraient appliquer l’Etat au secteur des PME ? Sans le vouloir, c’est l’homme du terroir et non le Ministre de la PME et de l’artisanat qui apporta des précisions quand la question de la relance de l’artisanat à été abordée.
Ainsi, le Ministre, réitère son soutien à ce secteur […] Il commente que la situation actuelle et désastreuse dans laquelle l’artisanat se trouve, est due justement au « désengagement de l’Etat » que les produits artisanaux sont devenus inabordables, justement à cause de l’indisponibilité des matières premières et … des équipements de production […] c’est le travail manuel qui poussent la flambée des prix des produits conclu-il.
La situation que vit actuellement l’artisanat n’est-elle pas la projection de celle que va vivre la P.M.E ? Ou alors, doit-on attendre les effets de la défiscalisation du secteur de l’artisanat pour pouvoir proposer des solutions similaires à la P.M.E ? Mais est ce que le marché et surtout la profession attendront jusque la, sans disparaître ?
La P.M.E ne peut évoluer sans l’artisanat et l’artisanat ne peut exister sans le tourisme et le tourisme ne peut évoluer sans la P.M.E.