Que penser des nouvelles mesures apportées pour l’investissement et le soutien à l’emploi des jeunes ?
On ne peut pas faire de la chorba, rien qu’avec de la tomate, les mesures prises en faveur de la promotion de l'investissement et plus spécifiquement à l'emploi des jeunes
démontrent encore une fois que le gouvernement n'a pas de feuille de route, à proposer mais beaucoup d'argent a donner au peuple et surtout aux jeunes grâce à la manne pétrolière.
Tout en espérant qu'ils en feront bon usage, l’Etat ouvre grandement la porte aux opportunistes de tout bord, sans se soucier du profil entrepreneurial du chômeur demandeur d’un prêt, celui la même qui croit dure comme fer que c'est bien sa part du pétrole.
Dans cette logique de navigation à vue, l’Etat va faire accroître le taux d’échec pire, il aura mis un chômeur en quête d’un emploi, dans une situation d’endettement, car dans la réalité de l’investissement chez nous, l’Etat, et à défaut de vous assurer un emploi dans une de ses institutions, établissements publics ou une des sociétés nationales comateuses, vous propose de créer le vôtre sans se soucier du fait si vous aviez, ou non, les reins assez solide pour gérer un prêt, des employés, des stocks et surtout trouver des clients qui voudraient bien se passer de votre produit au profit de celui importé.
Dans cette situation, l’Etat, prouve, par ses mesures et ses contre-mesures, qu’il n’est plus apte a tout contrôler et a tout gérer […] et c’est là ou demeure tout notre problème: l’Etat ne veut en aucun cas déléguer certaines de ses tâches ou si vous voulez, certaines de ses prérogatives… comme le font si bien nos voisins de l’autre rive et …. Même ceux a coté de nous.
La part du lion aurait dû être porté sur deux mesures essentielle, en plus, bien sûr, d’une véritable levée de l'Etat d’urgence ... car pour l’instant ce n’en est pas une.
Ces deux mesures auraient dû porter sur :
• La diminution de la T.V.A sur toutes les productions de bien et de service, une opération qui aurait pu nous faire relancer la consommation et donc la croissance qui ne vient que par les ménages, véritables leviers de toutes les économies.
• La seconde mesure aurait due être, l’ouverture de la concertation avec les entités populaires, professionnelles, indépendantes, au courant des réalités et du quotidien du citoyen.
Cet inévitable interlocuteur constitue un véritable trait d’union entre une base et sa cime, un repésentant capable de constituer une force de proposition, ayant pignon sur rue, détenant un mécanisme indéfectible dans le recensement des aspirations de la société et une vue aiguisée sur les potentialités locales du territoire.
Au lieu de cela, c'est l'Etat qui réflechit, élabore, decide, contrôle, légifère et surtout sanctionne à tout moment et à la place de tout le monde, sans concertation, faisant la sourde oreille à chaque fois qu'il s'agisse de dialogue productif avec un sempiternelle sentiment de dénigrement envers toute entité qui vient à contre sens de ses opinions. C'est ainsi que l'on peut assister, dans le coin, à la promulgation de décisions, de lois, qui sont abrogées dés qu'elles sont soumises à application... A ce rythme, la contestation de la rue deviendra une culture propre à nous... que dis-je une seconde nature.
Dans plusieurs pays, notamment Européens et sud américains, ces interlocuteurs, acteurs reconnus de la société et de l’économie, servent aussi de fusibles et permettent de protéger l’Etat, qui lui, s’allégera du lourd fardeau, celui du premier responsable. L'Etat aura toute la latitude pour jouer le rôle d’ordonnateur, de législateur et enfin de contrôleur.
Telle est actuellement la véritable fonction d’un Etat dynamique, participatif et objectif, navigant en ne quittant pas des yeux l’horizon.
Voilà par quoi on aurait du sortir et aujourd'hui, contrairement à certains, j’en suis bien triste !
mouqawal



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