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Home Pêche & aquaculture Démarrage différé pour la ferme aquacole

Démarrage différé pour la ferme aquacole

Tazeboujt (Béjaïa)
Une visite des autorités au mois de mars passé s’est soldée par une promesse d’établir une fiche technique pour exécution, mais les choses «en sont restées là».

 

Les étals des poissonniers ne proposeront pas de sitôt du poisson provenant de la ferme aquacole Malikate al Bahr implantée à Tazeboujt, dans la ville de Béjaïa. L’entrée en production effective était prévue pourtant pour 2008.
Mais le projet a été retardé dans un premier temps par des causes d’engineering puis, l’ouvrage achevé, par une mise en souffrance de 48 tonnes d’aliment au port de Béjaïa, depuis le 5 mai passé. Ce qui représente une facture de 6 millions de dinars.

Le problème d’enlèvement réside, explique M. Djamal Hocini, le promoteur du projet, d’abord dans le retard qu’avait pris l’activation de la carte magnétique d’identification de l’opérateur et ensuite dans l’obligation faite d’établir un certificat sanitaire. Or que, se devait-il d’ajouter, ce type de document n’existait pas dans les procédures d’importation avant la commande et la réception de la cargaison en question. Il a été institué, bien après, le 10 mai 2010 exactement, précise-t-il.D’autant plus, déplore M. Hocini, qu’une procédure d’importation prend globalement quelque 3 mois entre la finalisation du Crédoc et le fret.
Mais prenant acte, M. Hocini dépose sa demande auprès de la direction des services vétérinaires du ministère de l’agriculture le 23 juin, le produit, assure-t-il, étant déjà été utilisé en Algérie, «exempt dans sa composition d’élément d’origine animale, donc n’ayant pas été source de contamination avérée».

En attendant, se plaint-il, des surestaries à terre sont cumulées, sans compter le risque éventuel d’altération du produit.
Déjà que, le projet a enregistré un gros retard dans l’ouvrage, plus précisément au niveau du module alimentation des viviers en eau de mer. A défaut des pompes immergées prévues, dont le type est malheureusement inexistant dans le pays, il aura fallu
remodeler le diagramme en mettant à la place un puisard et deux pompes en surface. Un contretemps qui aura rallongé d’une année le délai de réception du complexe.

Ce qui fera naître chez le promoteur dépité un sentiment d’abandon, lui faisant dire que mise à part la disponibilité affichée par la banque, «il n’y a pas d’accompagnement de l’Etat» en matière de facilitation et d’assistance technique.
D’autres contraintes sont aussi évoquées. L’impraticabilité de l’accès principalement. Les services de l’APC et la wilaya ont été sollicités.
Une visite des autorités au mois de mars passé s’est soldée par une promesse d’établir une fiche technique pour exécution, mais les choses «en sont restées là».

Rachid Oussada. El watan du 22/09/2010


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