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Home Le coin de l'innovation Bluffant : le costume qui se lave sous la douche

Bluffant : le costume qui se lave sous la douche

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 costardBientôt disponibles, les costumes conçus avec le nouveau procédé Woolmark se nettoient en deux temps, trois mouvements, dans votre salle de bains et à l'eau tiède.

sous-la-doucheMonsieur votre costume est sale, vous devriez le passer sous la douche !» A cette injonction Vous vous rendrez bientôt illico à la salle de bains.

Le label de l'industrie lainière, Woolmark, a en effet mis au point une technologie révolutionnaire qui pourrait changer la vie des adeptes du costard-cravate. Avec elle, fini la corvée du pressing ! Pour nettoyer un costume fabriqué selon ce procédé, pas besoin de lessive. On le mouille à l'eau tiède, puis on le laisse sécher, sans même l'avoir frotté ni essoré. Quelques heures plus tard, la saleté s'est envolée.
Le vêtement est: sec et sans un pli, prêt à être porté de nouveau. Commercialisée au Japon, cette innovation y fait un carton.
Le détenteur du brevet de cette fabuleuse trouvaille, est l'AWI pour l’Australian Wool Innovation.
A première vue, rien d'extraordinaire: il s'agit d'un vêtement gris à la coupe standard, qu'on manipule comme s'il s'agissait d'une sainte relique.
Le test de la raclette. Me voici donc dans les bureaux parisiens qui doit me prêter un prototype de ce costume.
Pendant les essais, il n’était pas question de le ménager! Ainsi et après avoir été porté toute une journée, le costume est «confier», le soir venu,  pour une raclette party.
Le lendemain, la veste comme le pantalon sont couverts de taches de gras et exhalent de forts relents de fromage, de sueur et de cigarette. Pour compléter ce désastre, le costume est roulé en boule et jetté dans le bac à linge sale, entre deux chaussettes malodorantes et une serviette de bain humide. L'ensemble est laissé dedans deux jours pleins ...
Retiré du bac: il empeste et il est si froissé que personne n'irait imaginer qu'il puisse retrouver un jour un aspect présentable.
La phase nettoyage du test commence sous les meilleurs auspices. Une seule condition est iposée:par la firme : pas question de prendre une douche avec le costume sur le dos. Il serait impossible de le laver correctement dans ces conditions.
La bonne méthode consiste à disposer veste et pantalon sur un cintre, puis à suspendre le tout à la barre de la douche, afin d'asperger ces oripeaux avec de l'eau à 40 °C (autre condition sine qua none du proprio) , en veillant à bien imprégner l'envers comme l'endroit du tissu, comme on le recommande, mais sans utiliser le moindre gramme de lessive.
Après dix minutes de ce traitement, le vêtement dégoulinant, est abondonné pour la nuit.

Aucune trace. Au matin, miracle: le costume a effectivement retrouvé sa tenue originelle : Plus de plis, aucune trace suspecte sur le pantalon. Les odeurs de graillon se sont envolées. Seule réserve, la veste est encore légèrement humide. Il faudra patienter deux heures supplémentaires pour qu'elle sèche complètement.
Il est vrai que la faible ventilation de la petite salle de bains a sans doute sa part de responsabilité dans ce retard :
en tout, le séchage aura pris neuf heures au lieu des six annoncées. A cette nuance près, le résultat est bluffant.

Magie? Non: prouesse technologique. Protégeant jalousement son brevet, l'AWI ne fournit que des explications laconiques.

lavage-precautions

On saura tout au plus que ce traitement révolutionnaire, baptisé Merino-Fresh, fait appel à certaines propriétés naturelles de la laine mérinos, notamment sa capacité à rejeter spontanément l'humidité.
Il repose aussi sur un système de micro-œillets ménagés dans le bas du vêtement (pour accélérer le séchage.
Enfin, la température de l'eau : « 40°C, ni plus ni moins » semble essentielle pour garantir un nettoyage optimal.
Seule certitude: ce procédé permet d'effectuer de sérieuses économies de pressing! Sans compter la satisfaction d'accomplir un geste écologique, puisque l'opération ne nécessite aucun solvant ni détergent.

Liste d'attente. Bien évidemment, cette technologie a un coût. Au Japon, un costume classique en MerinoFresh est vendu 300 euros dans sa ver¬sion de base.
Plusieurs marques nippones proposent dés maintenant des coupes plus 'sophistiquées (et donc plus chères) qui mettent en œuvre ce procédé.
En France, aucune date de lancement précise n'est encore annoncée. Woolmark assure simplement être en pourparlers avancés avec plusieurs marques de prêt-à-porter, qui devraient commercialiser le costume avant l'été. Difficile toutefois d'imaginer que le succès ne soit pas au rendez-vous. Au Japon, Konaka, le diffuseur local du concept MerinoFresh, se frotte les mains; ses ventes se sont envolées, au point que les acheteurs doivent désormais s'inscrire sur une liste d'attente !
Article réécrit à partir de l’article de Charles Hammelle (revue Management N° 164 Mai 2009 P118).
 

 

Ailleurs, De la Mongolie à l’Italie, d’Oulan-Bator à Milan:

Le parcours d’un produit de luxe originaire du désert.

documentaire-sur-poil-chameau-L-1

Une fois par an, entre la mi-avril et la mi-mai, les nomades du désert de Gobi organisent la tonte des chameaux. Chaque animal fournit environ 5 kg de toison laineuse. La laine brute est transportée jusqu’à la capitale mongole Oulan-Bator et vendue à la manufacture “Gobi” pour y être triée, lavée, puis transformée en pulls et en couvertures. Une autre partie de la production brute est travaillée en Italie, dans la région de Milan, où la qualité de l’eau permet d’obtenir les tissages les plus fins. Ceux-ci sont utilisés par de grands stylistes et couturiers comme Karl Lagerfeld, qui continuent de créer de luxueux manteaux en poil de chameau.

source: Publié le 15 janvier 2008 par Thomas Ka sur paperblog.fr/394649/documentaire-sur-le-poil-de-chameau/

Chez nous,

En Kabylie, le burnous est réalisé à base de laine de mouton ou de brebis. Traditionnellement confectionné à la maison par les femmes, le métier s'y transmet de mère en fille. Souvent de couleur blanche, il peut être de couleur marron. Porté par les hommes, les femmes portent également un habit du même genre mais différent car confectionné en coton. Lors du mariage algérien, la femme porte un burnous spécifique.Au Maghreb, on porte un burnous blanc, rarement noir ou bleu, comme manteau lorsqu'il fait froid. Les burnous sont tissés de laine très fine. Lorsqu'il est tissé en soie et coton, on le nomme « burnous de Meknès ». En Égypte, le burnous était porté par les Mamelouks.Le burnous marron à poils de dromadaire, dit aussi louabri (une appellation tirant sa racine du mot loubar qui signifie « laine » de chameau en arabe), léger et d'une extrême finesse, est une spécialité exclusive de l'oasis de Messaâd, située au sud-est de Djelfa. Il est généralement prisé dans tout l'Atlas saharien, particulièrement dans les monts des Ouled Naïl et des Amours, considérés comme des ateliers séculaires de tissage et de confection de ce classique par des femmes au foyer. Il s'agit d'un manteau d'homme avec capuche tissé à la main à partir de la laine brune de dromadaire, une fibre épaisse, douce et frisée obtenue une fois par saison après la tonte. Sa production sur un métier à tisser traditionnel obéit à un processus complexe comportant une chaîne d'opérations longues et fastidieuses : l'extraction des impuretés, le lavage, le séchage, le démêlage et l'amollissement de la laine afin d'aboutir à une filature propre et prête pour le tissage, selon une armature à plusieurs modes d'entrecroisement de fils. Toutes ces opérations, exténuantes pour les femmes ouvrières, nécessitent une dextérité et une mémorisation des gestes. Symbole du pouvoir, il a acquis ses lettres de noblesse dans les sphères de l'État et de la haute société algérienne. (Source Wikipédia)

 

Djelfa, Le Burnous à poils de dromadaire

vendeur-burnousBien que la mode vestimentaire soit la manière du moment de s’habiller tel qu’il plaît à autrui, et même si de surcroît, celle-ci évolue ostensiblement à travers le temps et les générations, il est cependant une exception qui résiste aux soubresauts de la dure loi de la vogue.Sans complexe, le burnous à poils de chameaux, certes à l’allure ringarde, mais qui dégage à la fois un effet de prestance, continue de braver les grandes marques de manteaux d’hiver qui emplissent nos marchés en s’imposant impérialement comme un symbole authentique de la culture nord-africaine.

burnousLéger et d’une extrême finesse, le burnous dit aussi louabri, une appellation tirant sa racine du mot loubar qui signifie laine de chameau dans le parler vernaculaire, est une spécialité exclusive de l’oasis de Messaâd, située au sud-est de Djefla. Il est généralement prisé dans tout l’Atlas saharien, particulièrement dans les monts des Ouled Naïl et des Amours, considérés comme des ateliers séculaires de tissage et de confection de ce classique par des femmes au foyer émérites. C’est un manteau d’homme avec capuche tissé à la main à partir de la laine brune de dromadaire, une fibre épaisse, douce et frisée obtenue une fois par saison après la tondaison. Sa production sur un métier à tisser traditionnel obéit à un processus complexe comportant une chaîne d’opérations longues et fastidieuses ; première opération : l’extraction des impuretés, le lavage, le séchage, le démêlage et l’amollissement de la laine afin d’aboutir à une filature propre et prête pour le tissage, selon une armature à plusieurs modes d’entrecroisement de fils. Toutes ces opérations, exténuantes pour les femmes ouvrières, nécessitent une dextérité et une mémorisation sans faille des gestes. En somme, c’est du grand art, et c’est certainement ce qui explique sa cherté. Symbole de l’aura et du pouvoir car ayant acquis ses lettres de noblesse dans les sphères de l’Etat et de la haute société, le burnous habille à ce jour et encore pour longtemps les grands noms de la politique et demeure le présent par excellence à offrir sans commune mesure avec les autres couleurs locales. Voilà pourquoi devrait-on songer à l’élever au rang de valeur culturelle.

source: elwatan du 10/08/2006 par Abdelkader Zighem

Techniquement et selon la tradition,  un tissu de laine est rendu partiellement imperméable par la conservation d'une partie du suint(*), et foulonné.

caban10Ainsi le caban (nom d'origine arabe qaba.... ailleurs, le nom Gabon serait même issu de ce manteau) est un manteau court et surtout chaud.

Imperméable gâce à cette technique, les Bédouins du désert le portaient.

Ce n'est que par la suite que les premiers navigateurs européens en popularisèrent l'usage, si bien qu'il devint la tenue règlementaire dans la Marine nationale Française et ce depuis le Second empire.

Il était autrefois réalisé par les matelots, qui  l'imperméabilisaient par un apprêt de goudron, suif et huile de térébenthine.

Issu d'un quotidien modeste et devenu classique, il acquiert du prestige lorsque les grands couturiers s'en emparent (mode 2006/2007).

(*): Le suint est ce qui suinte d'une surface animale ou minérale.On s'intéresse au suint animal en particulier lorsqu'il charge la toison des animaux à laine.C'est un composé d'huiles, de graisse et d'éléments minéraux.Quant au suint minéral, il se traduit par le Suint de verre, seconde écume du verre en fusion, qu'on ôte après avoir déjà ôté la plus grosse, et qui s'emploie pour différentes sortes d'ouvrages.

article: wikipédia


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28-11-2010Sous le Haut Patronage de Monsieur le Ministre de l'Industrie, de la Promotion de l'Investissement des PME/PMI, ainsi par la participation du Monsieur le Ministre du Commerce, CPMconsuting, organise le Salon National de l'Etrepreneur Local, dans le but de rapprocher les créateurs d’entreprises de leurs partenaires économiques, ainsi que leurs conseillers techniques et financiers, et afin de créer un trait d’union et d’entente entre ressources humaines fiables et managers d’entreprises. Palais des Expositions SAFEX Pins Maritimes jusqu'au mardi 30 novembre 2010