Industrie chimique et connexes entre 1940 et 1955:
Cette branche d'activité était prospère, quoique limitée momentanément à certaines productions classiques essentiellement destinées aux besoins de l'agriculture.
Les plus anciennes industries de ce type se sont consacrées à la transformation de matières premières du pays : l'exemple le plus caractéristique en était la fabrication des engrais phosphatés, au départ, de phosphates naturels transformés en phosphates solubles par l'action de l'acide sulfurique, lui-même, produit au départ, de pyrites de fer dont il existait un gisement dans la région de PHILIPPEVILLE (Skikda aujourd'hui).
Les besoins de la viticulture et des cultures vivrières en produits antiparasites avaient, par ailleurs, conduit à l'installation de trois raffineries de soufre et d'un atelier de produits anticryptogamiques; les unités utilisaient des soufres bruts importés.
Il existait aussi une production limitée de sulfate de cuivre au départ des déchets collectés dans l'industrie des métaux.
La création, aux environs d'ALGER, d'une papeterie utilisant l'alfa et la paille, s'était accompagnée de celle d'une usine connexe de soude et de chlore par électrolyse, qui fournissait en outre de l'hypochlorite et des produits lessiviels.
Trois ateliers répartis sur le territoire procèdaient à l'encartouchage des explosifs nitratés et chloratés nécessaires aux Mines et aux Travaux publics et à la fabrication des cordeaux détonants et des mèches; la fabrication des amorces était alors à l'étude des carrières locales.
Les terres activées et les produits filtrants qu'elles fabriqutaient, servaient au raffinage des huiles minérales et végétales ou bien étaient utilisées dans l'industrie des antibiotiques. Elles entraient pour une part très importante dans l'activité d'exportation.
Dans le domaine du caoutchouc industriel, une usine alors, en voie de modernisation et d'extension fournissait déjà toute la gamme des tuyaux et pièces moulées communément employés. Alors, qu'une centrale de mélanges était en projet, ainsi qu'une manufacture d'enveloppes et de chambres à air.
Quelques usines bien équipées produisaient tous les types de peinture et de vernis synthétiques courants, des mastics, des encres d'imprimerie et des rouleaux encreurs.
Une usine située près d'ALGER satisfaisait enfin, par sa production d'allumettes cire et bois, la totalité des besoins du pays et exportait même sur les territoires voisins.
Notons que, parmi les créations les plus récentes en ces temps, une importante usine d'antibiotiques et un atelier d'extraction et de conditionnement des alcaloïdes dans les environs d'ALGER (Gué de Constantine).
Les besoins de l'agriculture en engrais azotés, l'opportunité de créer une poudrerie et une dynamiterie, avait conduit à l'élaboration de plusieurs projets de fabrication d'ammoniaque ou d'acide azotique. L'éventualité de ressources locales en hydrogène donnait déja à ces projets un intérêt accru.
Source bibliographique:
Série économique : industrie L'industrie algérienne 12 pages - n°121 - 30 mars 1957
































