Une bâtisse, peut durer jusqu'a 3, 4 générations. Il faudra pour celà pas moins de 17 T pour construire un logement neuf (standard) sans parler de carrelage, boiserie ...
Qu'en est-il, l'orsqu'il s'agit de réaliser 1 million de logements en cinq ans, sachant que cla nécessitera:
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100 millions d'heures de travail architecte en cinq ans,
et
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10 milliards de dinars pour établir des études,
La construction elle même coûtera la bagatelle de 1500 Milliards de dinars.
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Le réseau d'eau potable secondaire et tertiaire, 50 Milliards,
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25 autres Milliards pour le réseau d'assainissement,
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le réseau d'électricité: 30 Milliards
et enfin,
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le réseau routier 25 Milliards
Par ailleurs, et pour ne pas retomber dans la situation des cités dortoirs, il faudra construire:
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Quelques 10.000 crèches,
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5.000 écoles primaires,
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3.000 collèges,
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1.000 Lycées et 10.000 commerces de proximité.... en plus du million de logements.
C'est certes un projet ambitieux, puisqu'il s'agira de déplacer une population de 10 millions d'habitants au cours des cinq prochaines années sur une assiette foncière de 100.000 hectares environ de terrain.
Rien que l'aménagement, ce sera des milliers de kilomètres de réseaux divers: voiries, eau, assainissement, électricité, gaz, téléphone et qu'il faudra entretenir.
Une opportunité sans précédent pour les hommes de l'art Algériens (architectes, ingénieurs...) de concrétiser et de démontrer leurs capacités de mobilisation et leurs compétences. Mais qu'en est-il réelement aujourd'hui?
C'est la Chine qui s'est accaparée 80% du marché Algérien du bâtiment, de l'autoroute Est-Ouest et même les hydrocarbures. Non pas qu'ils ne sont pas les bienvenues mais, c'est notre manière de faire, de travailler qui nous a mis dans cette situation. comme l'illustre si bien ce reportage de Canal+ en 2007.
Ce devait être une formidable occasion pour fédérer toutes les ressources humaines, économiques, financières et organisationnelles locales et nationales afin de relancer et de pérenniser une industrie du bâtiment dont le chiffre d'affaire avoisine les DIX MILLES MILLIARDS DE DA.
Dommage qu'un challenge pareil pour nos entrepreneurs, nos industriels et nos distributeurs des matériaux de construction ont laissé filer. un chiffre d'affaire de l'ordre de 200 Milliards ne se rencontre qu'une fois dans une vie d'un secteur. Et même si ce sont prés de 10.000 entreprises privées et nationales qui activent dans ce secteur, nous n'avons tout bonnement pas su nous adapter à notre réalité.
C'était certes une opportunité de taille pour les responsables locaux, de corriger les incohérences constatées et prévenir les dangers en matière d'urbanisme, de construction et de gestion immobilière, une occasion aussi pour ne pas omettre le cadre de vie. Le notre avec des standards Algériens.
Même nos architectes et nos ingénieurs ne reprendront pas la place qui leur revient, en mettant de coté l'innovation, la recherche et la veille technologique, ils ne mettront pas en exergue leurs connaissances, supposé, dans un cadre de développement durable qui devait intégrer les dernières techniques de construction et de matériaux, car il ne faut pas omettre que ces 10 millions d'habitants auront besoin de pas moins de 10 millions de KiloWatt d'électricité qu'il faudra bien intégrer au réseau, une moyenne de 500.000 m3 jour d'eau, a mobiliser. et que même ici les entreprises Chinoises ont pris les devants.
Enfin, les solutions dans le bâtiment existent, reste a les appliquer soigneusement, là ou il faut. Des solutions comme :
les modules photovoltaïques pour la production d'énergie propre: de plus en plus léger, moins encombrant, dont certains produits sont déjà intégrés aux matériaux de construction traditionnels (toiture en tuile, vitrage anti-soleil et générateur d'électricité...(voir rubrique "matériaux de construction")
La valorisation d'entreprises productrices de matériaux de constructions moins polluants comme la peinture 100% naturelle ( sans solvant ni hydrocarbures), lavables et surtout sans effet allergique sur l'être humain,(voir rubrique "matériaux de construction")
En matière d'isolation, une maîtrise de la ventilation, de l'étanchéité des logements permettra non seulement de diminuer les problèmes d'allergies (surtout chez les enfants) mais aussi, d'économiser l'énergie nécessaire au chauffage ou à la climatisation.
Penser au recyclage des eaux usées en intégrant dés le départ des stations souterraines d'épuration d'eau, ces eaux même si elles ne sont pas potables, elles seront réinjectées dans un circuit fermé et isolé pour les chasses d'eau afin d'économiser sur la consommation d'eau potable.(voir>>> rubrique dessalement d'eau). Prévoir même des systèmes de récupération des eaux pluviales (gouttières par exemple) connectées à bâches d'eau intégrées aux stations souterraines.
Il est aussi possible de fabriquer des briques à partir des boues issues des stations d'épuration. (voir rubrique "matériaux de construction").
Par ailleurs, le million de logement nécessitera quelque 20 millions de tonnes de ciment, l'Algérie n'en produit à peine que 50%, l'autre moitié est importée, alors que le retour aux liants traditionnels comme la chaux, ne serait ce que pour les applications de finition permettrait au moins quelques économies.
D'autres possibilités d'économiser le ciment en intégrant au béton et à parts égale du polystyrène remplaçant ainsi la partie sable, ce qui permettra de diminuer considérablement l'érosion du littoral.
Travailler à la chape flottante allégée et thermo-acoustique.
Faire varier les procédures de construction en intégrant de nouveaux modules pour murs, dalles et toitures fournies en module et qui s'assemblent par simple emboîtement.
Des tapis drainant sous dallage peuvent très bien remplacer les hérissons drainant traditionnels.
Des modules en plastiques résistants, qui repartissent les efforts sur toute la surface du dallage permettant ainsi, de réduire le volume de gravier, et de béton.
Pourquoi ne pas engager des recherches sur des possibilités de construction sans l'utilisation des matériaux traditionnels, qui ailleurs, appartiennent déjà au passé?
Pourquoi continuons nous a utiliser le goudron pur pour les routes alors que des alternatives existent comme l'utilisation de la poudrette de pneus usagers (utilisée aussi comme gomme pour les aires de jeux)?
Autant de questions, que seule la valorisation de la recherche dans le secteur et la création de synergie entre le secteur du bâtiment et les universités, afin d'adapter ce qui se fait ailleurs en terme d'innovation technologique et le traduire sur le terrain.
En attendant tout cela, J'espère que ça aura l'allure de Brasilia à la shanghai.
































