L’Algérie amorce une ouverture prudente de son agriculture aux investisseurs étrangers
Près de 18 mois après l’annonce du projet (lire), l’Algérie vient de franchir un premier pas en vue d’ouvrir partiellement le secteur agricole à l’investissement étranger.
Le gouvernement veut privatiser quatre fermes pilotes.
Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé ce lundi 26 septembre par la Société de gestion des participations « productions animales » Proda pour constituer une liste restreinte (short list ) d’investisseurs nationaux et étrangers intéressés pour prendre des parts dans quatre fermes pilotes. La première ferme est située à Taadimt à Ain Defla, la deuxième à Sidi Naili dans la wilaya de Tiaret, la troisième est située à Bougtob dans la wilaya d’El Bayadah et la quatrième à Driss Amor à Biskra, selon la Proda.
L’ouverture du capital de ces fermes transformées en sociétés par actions se fera suivant la règle dite 49/51 – l’Etat gardera la majorité du capital (au moins 51 %) –, selon la même source. Mais « les terres et les bâtiments de production rattachés à ces fermes pilotes, sont et demeureront la propriété de l’État », a ajouté Proda. Ces terres et bâtiments sont mis à la disposition des fermes pilotes par voie de concession, a précisé la même source.
L’objectif de cette ouverture est de satisfaire la demande nationale en produits agricoles frais, pour réduire la dépendance du pays à l’égard des importations. Le gouvernement n’a pas précisé si d’autres fermes seraient proposées à la privatisation prochainement.
Tsa du 26/09/2011




























