Reflexion sur l'agriculture Algérienne et les défis de l'agriculture du XXIéme siecle:
« Pour la première fois depuis son indépendance, l'Algérie peut aspirer à maintenir son élan de développement en dépit d'une crise économique mondiale que nul ne peut ignorer. Pour ce faire, il est vital de valoriser au mieux les moyens et les atouts du pays pour résorber les déficits sociaux mais aussi construire une économie diversifiée, source de revenus additionnels à ceux des hydrocarbures. »
1- Dans le domaine de l'agriculture, une stratégie de développement durable a été élaborée en 2006 (Renouveau Rural) et en 2008 (Renouveau de l'économie Agricole).
Le Renouveau de l'économie Agricole (2009-2013), en tant que stratégie nationale de développement durable de l'agriculture, vise notamment le renforcement de la sécurité alimentaire du pays. Cette stratégie sarticule autour des axes suivants :
- la promotion d'un environnement incitatif pour les exploitations agricoles, les opérateurs de l'agro-alimentaire et d'une politique de soutien adaptée ;
- la mise en place de 10 programmes d'intensification des productions et des programmes spécifiques ;
- un rajeunissement des exploitants agricoles et le renforcement de leurs capacités techniques, grâce à une dynamisation de l'appareil de formation, de recherche et de vulgarisation.
(Cétait une partie du discours d'annonce de candidature de Abdelaziz Bouteflika, en 2009)
A mon niveau, j'ai la nette impression que soit on tourne en rond soit que je n'ai rien pigé en analysant ce discours historique.
D'abord à partir de la seconde ligne, on parle de maintenir l'élan de développement ( ???) cela veut dire qu'on aurait atteint un certain degré de développement et que l'on devrait maintenir cet élan pour les cinq prochaines années.
Et même que cet élan viendrait en COMPLEMENT aux recettes du pétrole (en tant que source de revenus additionnels à ceux des hydrocarbures).
Dans les projets de l'Etat Algérien, il n'est pas encore question de REMPLACER la manne pétrolière par une quelconque autre rente.
Et pour atteindre ces objectifs, il faut RENFORCER la sécurité alimentaire du pays. cela revient à dire aussi, que l'on est plus dans l'autosuffisance alimentaire mais dans son renforcement.
Cette approche sarticulerait, selon notre intervenant, par le retour aux objectifs de la révolution agraire (qui n'a d'ailleurs pas réussi parce que justement c'est l'Etat qui chapeaute le tout).
Le prochain quinquennat sera celui du maintient de lassistanat public.
Or la libération de l'initiative agricole doit d'abord passer par la clarification du foncier, et la protection de la production locale par l'encouragement à l'investissement agricole.
L'octroi de droits d'exploitation temporaire à des professionnels n'a jamais constitué une garantie pérenne et sûre à l'investissement agricole, car lourd, son amortissement ne peut pas se justifier sur le court ou le moyen terme
Et si l'on ajoute à cela les lobbies des puissants de ce monde et notre adhésion à lO.M.C, nos chances de sortir avec une agriculture efficiente et efficace restent minces.
Quand à la formation, elle ne peut être prodiguée à des paysans, dont le niveau d'instruction est, très souvent, médiocre.
La professionnalisation de l'agriculture comme réponse plausible à l'autosuffisance alimentaire, n'est vérifiée que lorsque les prétendants à l'investissement agricole sont issus de l'école agronomique ou alors détiennent un savoir-faire hérité de père en fils.
L'idéale serait les deux en même temps.































